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La condition de la femme en Islam (par Mohammad Amine Alibhaye)

S'il y a bien une accusation, une question qui ne manque jamais de tomber c'est bien la question de la femme musulmane.
Dans leur critique, il y a une partie de vérité et une autre, propre aux stéréotypes occidentaux sur la condition féminine en Islam.
Nos filles, nos femmes, nos sœurs, constitue en gros la moitié de la Oummah. Dieu, dans sa Sagesse, n'a pas attendu que des européennes dessinent pour elles les plans de leur libération! Pendant qu'en Europe on avisait pour savoir si la femme est une “chose” ou “une personne”, Dieu, le même Dieu qu'on supplie dans nos prières, déclarait dans son livre, le Coran sacré, que les femmes sont les sœurs (c.a.d. égaux) des hommes.

Dieu a déclaré qu'elles ont des droits sur eux, tout comme ils ont des droits sur elles, excepté que l'homme a une préeminence car il a la responsabilité de sa famille et qu'il doit donc supporter le fardeau social, fardeau dont sont exemptées les femmes (Coran S2V228). Il ne s'agit pas là d'une distinction hiérarchique, car, et c'est l'important, l'égalité est parfaite en droits, en dignité, en religion (Coran S3V195 - S4V1 - S19V95).

Et rappelons simplement que notre Saint prophète dans son message d'adieu (c'était donc important pour lui!) nous a exhorté en ce sens: “Traitez bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires ” (et non vos subordonnées, ni vos propriétés!). Beaucoup de hadiths confirment les injonctions de notre prophète concernant le bon traitement et l'équité envers les femmes. Être doux et aimable avec sa femme et sa famille est une Sunnah comme les autres, rétribués comme les autres. Il convient de ne jamais l'oublier.


Le plus parfait des croyants est celui qui a la meilleure conduite . Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes.“ Hadith (Tirmizi).
Et il est étrange que certains d'entre nous, sous le poids des traditions ou coutumes non-islamiques, par ignorance totale des lois coraniques, perpétuent des actes d'un autre âge: les femmes ne doivent jamais sortir de chez elles, battent leur femme en cas de désaccord, ne consultent jamais leurs enfants ou femmes pour les grandes décisions, ne discutent jamais avec leur famille, font des mariages arrangés sans l'accord des enfants; bref ils se conduisent , en véritables potentats, à l'opposé des recommandations divines ou du prophète.
Nul ne devrait imposer à nos femmes ce que Dieu n'a pas cru bon leur imposer!
Ni leur interdire ce que Dieu ne leur a pas interdit! A-t-on le droit de se substituer à Dieu? Chacun est responsable de ses actes et devra en répondre devant Allâh.

Il ne convient pas non plus d'aller jusqu'à un laxisme sur les principes islamiques. Cette attitude est malheureusement tout aussi condamnable !


Non, la solution se trouve dans la mesure, dans l'équilibre. Car nous devons tous prendre conscience de l'importance extrême du noyau familial dans la société musulmane, et que nous devons tout faire pour y faire régner l'harmonie, la joie, et la fierté d'être musulman. C'est dans la famille qu'est donnée l'éducation des enfants. Aucune nourrice, aucune crèche, aucun enseignant au monde ne pourra remplacer l'amour d'une mère ni l'éducation qu'elle et elle seule, peut donner aux enfants, de par son statut de mère. L'effondrement du noyau familial conduit actuellement le monde occidental à sa perte. Prévenons cela chez nous. Il ne faut donc pas fuir nos responsabilités de parents comme on le voit partout, et tout déléguer sur l'école ou la madressa.

L'école a son rôle, la madressa a le sien, et nous, parents, le nôtre, le rôle principal.
Le négliger? Ce n'est pas grave....C'est criminel.
Votre propre chair vous accusera un jour...Ce Jour-là!
Ces enfants (filles et garçons) constituent la génération de musulmans de demain. S'ils perçoivent autour d'eux, un Islam “archaïque”, et si, parallèlement, ils ressentent, fatalement, une attraction pour ce mode de vie occidental dans lequel ils baignent; qui est en cause s'ils chutent? Qui est en cause, si demain, ces jeunes sont complexés vis-à-vis de leur croyance? Qui sera en cause s'ils auront honte de montrer leur foi?
Clairement et nettement: leur éducation, leurs parents!
Apportons grands soins à nos sœurs dans la foi, sans jamais oublier qu'elles nous donneront et forgeront la nation musulmane de demain. Cela nous donne la mesure du respect qu'on leur doit. Prions Allâh, et implorons son aide.

Quoi dire quant aux délirantes et larmoyantes caricatures occidentales sur les femmes en Islam?

Premièrement, soyez tout à fait persuadé que le sort de nos sœurs musulmanes suscite en leur âme sensible et humaniste une réelle compassion indignée...
Que de belles larmes de crocodiles! Honteuses pratiques, qui consiste à prendre le couvert de l'humanisme pour justifier de propos fielleux à l'encontre de l'Islam.

Des éléments de réponse ont été ébauchées ci-dessus (ce qui est valable pour nous, l'est pour eux)

Il ne faut surtout pas identifier l'Islam à la pratique de certains musulmans, non.
Que dit la religion islamique sur la femme?
Le Coran met en avant une condition valorisée de la femme.
Historiquement, l'Islam a été la première culture à admettre par exemple la totale indépendance financière de la femme, à lui accorder des droits codifiés, que même certaines parties de l'Europe d'aujourd'hui leur refuse (le vote par ex.). Dans l'idéologie islamique, la femme n'a jamais été un objet purement sexuel, à contrôler, à voiler, à exclure de la vie sociale. Et les quelques versets coraniques ci-dessus le disent bien (voir supra).
Qu'on n'accuse pas la position de l'Islam, et ni la présentation qui en est ici faite sur ce “problème” de la femme, de faire l'amalgame entre la condition de femme et la condition de mère......Ce n'est pas l'égalité quantitative, extérieure (concept humain) que l'Islam préconise, mais plutôt une équité, une justice, un sentiment de complémentarité entre l'homme et la femme, au sein de la famille et de la société en général. La femme, avant d'être une mère, est un être humain, différent de l'homme de par sa nature même. Dieu, notre Créateur Sublîme, sait mieux que quiconque les forces et les faiblesses de ses créatures. L'homme, ou la femme, ne peuvent avec nos sens limités, embraser la science de Dieu. Il recommande à la femme de préserver sa pudeur, avant son mariage, et qu'après son mariage, le rôle de la femme le plus sacré et le plus essentiel est de veiller au bien-être et à l'harmonie du foyer, à l'éducation des enfants et au bonheur de sa famille.
Énormes responsabilités, pour quiconque réfléchit aux implications qu'elles comportent. Mais l'Islam ne s'oppose pas au travail de la femme, mère ou célibataire, en dehors de son foyer (en accord avec son mari). Si cela est une nécessité pour le bien-être du couple. Les deux grands principes à respecter, principes imposées par Dieu, mais qui découlent de la logique: le travail exercé par une musulmane doit préserver sa dignité et sa pudeur, tout autant que sa vie de famille (qui ne doit jamais être négligée).
Vous avez raison! Ces mêmes principes s'appliquent à l'homme aussi! Mais un détail qui a son importance: l'Islam ne fait aucune obligation à la femme de dépenser (sauf si elle le veut) le salaire de son travail pour l'entretien de sa famille: son salaire ou son héritage lui appartient exclusivement. Obligation est faite par contre à l'homme de subvenir aux besoins de sa famille par le fruit de son travail. Il faut le rappeler.
Le principe général est que tout ce qui touche à la vie du couple et de la famille doit se faire en concertation; et que le mari a la responsabilité de la décision finale, car compte lui sera demandé sur cette responsabilité.
Mais, dira-t-on, pourquoi “la prééminence à l'homme sur la femme”?
Pourquoi “la femme obtient le tiers de l'héritage de l'homme”?
Pourquoi ceci, pourquoi cela?
Tout a une réponse. Notre Créateur, dans Son infinie Sagesse, a prévu ce qu'il fallait prévoir, et a fait silence ailleurs. Rien n'est fortuit.
Mais, la globalité de ce problème ne peut certes être exposée en quelques lignes, il faut le relier à une autre religion, autre histoire, autre culture, les exposer en préliminaire et ce n'est pas peu dire! Vous savez le mot “autre”? L'”autre”, est un mot que l'occidental connaît peu. Cet “autre” qui est différent, donc, forcément coupable.

Nous, musulmans et musulmanes, acceptons l'ensemble du message coranique. Et nous ne faisons aucun accommodement, c'est la Parole de Dieu, incréée et éternelle. Dieu sait mieux, c'est tout. Nous faisons acte d'Islam non par foi aveugle, mais par acceptation de
la cohérence de l'ensemble des principes de Dieu dans le Coran, car nous restituons le problème dans ce cadre et non selon l'étroite vision occidentale.
Pour les lecteurs intéressés, veuillez vous reportez à la fin où des livres vous seront conseillés sur le sujet.(en fait plusieurs livres traitent de ce sujet)

Comment? C'est fini? Le chapitre est clos?

Comment vous ne parlez pas de la célèbre romancière “musulmane” martyre des derniers mois de 1994: Taslima Nasreen???
Ah, pardon! On allait oublier. Nos excuses.
“Taslima Nasreen: une leçon de courage donnée à l'Occident”
Le Nouvel Observateur n°1569 - 01/12/94 - p.25.(Ah oui?)
Parlons-en.
Son roman “Lajja” (la honte) est plus que nul. Je l'ai lu. Bon, là n'est pas un crime. Mais cette “courageuse femme” est devenu par ce roman, la femme qui “incarne la défense des droits de la femme face à l'intégrisme musulman”. À ce titre, et se “disant” menacée de mort, elle bénéficie de protections policières coûteuses en Europe, et a récemment été reçue en grande pompe en France avec tous les honneurs dûs à ce “combat acharné et juste”. Tout à coup, toute la classe politique, et intellectuelle “droits-de-l'Hommiste” se sont pris d'un “vif amour” aux droits de la femme au Bangladesh et à honorer comme il se doit, l'ambassadrice de cette “lutte exemplaire ” pour une “cause exemplaire ”, avec son “courage exemplaire ”: Taslima Nasreen.
Les politiques, de droite comme de gauche, les associations féministes ou d'intellectuels, les télés, tous l'ont reçu comme il se doit. Bref, Clinton n'a pas fait mieux!
Cependant il y a un hic. Un hic qui fut fort discrètement rapporté. Et tous ce beau monde feint, maintenant, de l'ignorer: Lajja, son roman est une imposture littéraire , ce qu'on appelle un plagiat! Et tous ces déballages de larmes sur le sort de la femme au Bangladesh, et son corollaire d'insultes envers les “musulmans fanatiques” de ce pays, furent facilités, voire encouragés par certainement “le grand amour” que porte ce beau monde envers l'Islam!
Les masques tombent, et des fois cela dévoile la honteuse manœuvre médiatique. D'autant plus que, Lajja (La honte) est un plagiat de “La disgrâce”, pamphlet de Jyoti Prokash Datta, publié à Calcutta. Datta est un extrémiste hindoue dont le parti le R.s.s. préconise l'extermination des musulmans. Ce même parti (R.s.s.) s'était bien sûr empressé de distribuer ce roman plagiat “écrit” par “une musulmane”, et où “des filles hindoues se faisaient violer par des musulmans aux yeux injectés de sang”.
Datta est un romancier, les faits décrits sont produits de son imagination, c'est son droit, Taslima Nasreen, elle, laisse croire que se sont des faits réels! [“J'ai utilisé des faits réels dans ce livre. Il n'a donc pas qu'un intérêt littéraire mais également informatif” ! - Marie Claire - 07/94]
Tout comme elle a fait croire que les femmes sont là-bas des esclaves sexuels, fait croire qu'elle a été condamné à mort, alors qu'elle n'a été qu'excommuniée!
Voilà comment, le Bangladesh, un état laïc, ayant une femme pour premier ministre, encore une femme comme leader de l'opposition, et avec 30% de femmes au Parlement (en France, il y en a combien de %? Pardon, on entend mal, pouvez-vous répéter S.VP?), le Bangladesh donc, se retrouve accusé de tous les maux, par une bande d'excités, appelés “intellectuels progressistes”, en mal d'exotisme anti-islamique!
Il faut maintenant se demander jusqu'à quand durera cette énorme farce sur cette “Lajja” Nasreen. Nasreen la honte, la honte pour la France et son beau monde, honte pour l'Europe, la honte enfin, pour le Parlement international des écrivains!
Nasreen, leur mythe biodégradée.

Voilà, chers amis lecteurs, comment il est des fois facile d'illustrer la forfaiture des occidentaux, pour vous montrer leur profond mépris de l'Islam, et combien cette haine peut être aveuglante, jusqu'à mettre en sourdine la plus élémentaire des précautions tant dans l'information, que dans le respect dû à un autre culte. Fût-il l'Islam...

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