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Aujourd’hui, l’International Football Association Board (IFAB) a officiellement autorisé le port du hijab après 20 mois d’essai.

L’IFAB est l’instance qui détermine et fait évoluer les règles de jeu du football, composée par des représentants de la FIFA et des quatre fédérations britanniques principales du football.

En 2012, la FIFA avait déjà autorisé aux musulmanes de pouvoir jouer à un niveau compétitif avec leur voile, voile qui doit être particulier en ne comportant ni attaches, ni épingles, coller à la tête tout en étant en accord avec le reste de la tenue.

Au terme de cette période d’essai le Board a jugé n’avoir aucune raison valable pour interdire le voile, même si certaines instances prétextaient des risques de blessures au cou ou à la tête pour les joueuses.

« Nous ne pouvons faire de discrimination. Ce qui s’applique aux femmes peut s’appliquer aux hommes. Les hommes peuvent aussi porter dans les différentes compétitions un couvre-chef » affirme Jérôme Valcke secrétaire général de la FIFA, lors d’une conférence de presse à Zurich.

En France, pays du vieux continent entretenant un rapport maladif avec le hijab, le voile reste interdit dans les compétitions officielles afin de « respecter les principes constitutionnels et législatifs de laïcité ». Il est évident qu’en interdisant l’accès à l’éducation aux femmes musulmanes, leur laisser faire du sport serait quelque peu comique.

La Fédération Française de Football a rappelé que ces principes restent valables y compris « en ce qui concerne la participation des sélections nationales françaises dans des compétitions internationales » et maintenu « l’interdiction du port de tous signes religieux ou confessionnels » dans le pays.